Le délégué à la protection des données de l’UE porte un regard critique sur la « convention sur la cybercriminalité ».

Le délégué à la protection des données de l'UE porte un regard critique sur la « convention sur la cybercriminalité ».

La soi-disant « Convention sur la cybercriminalité » vise à répondre au danger croissant des cyberattaques. Cependant, la disposition semble avoir quelques problèmes. Les experts de la protection des données de l’UE mettent en garde contre une atteinte aux droits fondamentaux.

Un protocole complémentaire provoque des douleurs abdominales

Compte tenu de l’augmentation des cyberattaques, la Convention sur la cybercriminalité est juste et importante. Mais maintenant, un protocole supplémentaire est à l’origine de beaucoup de vents contraires de la part des protectionnistes des données. Cela signifie que vous pouvez accéder à de nombreux fichiers cloud. Le délégué européen à la protection des données, Wojciech Wiewiórowski, y voit un trop grand risque pour les citoyens innocents de l’UE. En conséquence, il faut assurer une plus grande protection de ces personnes. L’expert en protection des données considère qu’il est particulièrement problématique que même les pays en dehors de l’UE soient autorisés à accéder aux informations cloud correspondantes grâce au protocole additionnel. Il y voit un grand danger pour les droits fondamentaux des citoyens de l’UE.

L’expert en protection des données fixe les conditions

Si Wiewiórowski parvient à ses fins, le règlement devra être ajusté en détail et, si nécessaire, élargi. D’une part, il y aurait la possibilité de pouvoir accéder à des données sensibles telles que des mots de passe ou des adresses IP. Celles-ci ne peuvent être transmises qu’après réception par les autorités compétentes de l’UE. L’accès direct aux services cloud, tel que prévu dans la précédente version du protocole additionnel, est trop peu sécurisé. En outre, une institution européenne indépendante doit être mandatée pour vérifier chaque demande d’information individuelle. Un accord bilatéral correspondant avec les États-Unis pourrait apporter des éclaircissements à cet égard. Le document doit également faire ressortir beaucoup plus clairement l’importance de la protection des données dans l’UE. En particulier, l’équité et la protection des informations jouent un rôle majeur.

La coopération avec les pays tiers est importante

Des accords appropriés doivent également être conclus afin que les pays tiers ne puissent pas exploiter les réglementations à des fins malveillantes. Dans ce contexte, il ne faut en aucun cas porter préjudice aux autres États. Après tout, la lutte contre la cybercriminalité est un objectif que chaque pays devrait être autorisé à poursuivre. Vous n’avez qu’à vous poser la question à quel prix vous publiez l’information. Un accord entre l’UE et les pays tiers est important à cet égard. Si cela se produit, la lutte contre la cybercriminalité devrait également être conciliée avec les droits fondamentaux des citoyens de l’UE.